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Archive pour 12.6.2010

Vouloir philosopher ! Laurence Vanin-Verna et André Comte Sponville - Librairie Decitre Lyon

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Vouloir philosopher
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Philosopher consiste en une disposition d’esprit particulière. Par son étymologie, la philosophie, philosophia de philein aimer et sophia sagesse, signifie que philosopher, c’est aimer la sagesse. Cet amour nous invite à tendre vers elle, à vouloir devenir sage.
Cette sagesse est à envisager comme l’appropriation d’un savoir et par conséquent, concerne celui qui est raisonnable. Cela signifie que le philosophe demeure l’ami de la sagesse et qu’il s’évertue à la détenir.
 
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Comment concevoir cette sagesse ?
 
- D’un point de vue théorique, elle se caractérise par le savoir, la science, la quête de la vérité.
- D’un point de vue pratique, elle renvoie aussi à une attitude sage, modérée et réfléchie.
 
Ainsi, le philosophe désigne-t-il celui qui détient un certain savoir et qui parvient à se maîtriser, en toutes circonstances. Il use de son esprit pour agir raisonnablement et en homme de bien.
Toutefois, le philosophe ne peut réfléchir à des concepts vides qui le détacheraient du monde et donc des hommes. La naissance de la sagesse consiste en la prise de conscience de cette ouverture au monde.
Le pouvoir de la pensée consiste en ce qu’à chaque fois qu’elle s’interroge, elle exprime le point de départ d’une nouvelle construction. Ce point initial désigne une totalité individuelle correspondant à une période, une culture, un caractère particuliers. Il coïncide avec celui qui se met à penser, au moment où il pense. Ce penseur, qui est en sympathie avec son époque, constitue un axe novateur de la pensée qui s’élabore à partir d’un déjà-là, à savoir les acquis personnels de celui qui réfléchit. Cependant sa réflexion s’inscrit dans l’histoire collective de la pensée. Les philosophes passés constituent un héritage qui mérite d’être examiné, même si c’est pour en contester la valeur. Constatons également que dans l’Antiquité tous les savoirs étaient mêlés et l’on n’était pas philosophe si l’on n’était pas non plus physicien, historien, etc. Cela manifestait la volonté d’accéder à l’universalité du savoir.
La philosophie n’est cependant pas seulement une science, elle invite aussi à une attitude intellectuelle qui prépare à l’action. L’homme qui s’adonne à la philosophie se situe entre la science et l’ignorance. La réalité existentielle met l’homme à l’épreuve. Ainsi la conscience souhaite-t-elle vérifier son savoir. D’autant que chaque événement vécu la place face à une situation inédite à laquelle elle va devoir s’adapter. Et elle n’a de cesse que son progrès.
La philosophie renvoie également à une éthique du bonheur. Nous l’avons dit, l’homme possède des principes internes qui suscitent en lui les motifs de l’action. Cette dernière est réalisée à l’aide de la volonté, c’est-à-dire de la tendance qui pousse l’homme au choix ; et les mobiles qui déterminent l’action sont liés à la connaissance car ils sont filtrés par la raison, qui a pour tâche de synthétiser ses motifs et de donner en quelque sorte son approbation au vouloir.

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Einstein : la relativité des connaissances

De toute évidence, les grands savants, auteurs de théories originales, ne peuvent être indifférents à la réflexion philosophique. Einstein ne se distingue pas des autres, nous le constatons notamment lorsque nous faisons la lecture de son ouvrage Comment je vois le monde. Il nous livre alors un ensemble de sages réflexions sur le monde, les devoirs des scientifiques et des politiques. Il aimait à dire, par exemple, à propos des richesses :

“Toutes les richesses du monde, fussent-elles entre les mains d’un homme totalement acquis à l’idée de progrès, ne permettront jamais le moindre développement moral de l’humanité. Seuls, des êtres humains exceptionnels et irréprochables suscitent des idées généreuses et des actions sublimes . Mais l’ argent pollue toute chose et dégrade inexorablement la personne humaine. Je ne peux comparer la générosité d’un Moïse , d’un Jésus ou d’un Gandhi et la générosité d’une quelconque fondation Carnegie.”

A cela s’ajoute que la répercussion de ses idées se fait profondément sentir dans le domaine de la philosophie, notamment en épistémologie.

Notons toutefois que les spéculations des savants n’obéissent pas en général à des considérations a priori et ne dérivent pas d’un monde subjectif. Les scientifiques se placent donc d’emblée dans la réalité, pratiquent des expériences afin de vérifier la justesse de leurs théories. Pourtant, pour certains d’entre eux, leurs découvertes renouvellent complètement l’interprétation de l’univers. C’est ainsi que nous pouvons remarquer, par exemple, l’importance de Copernic, Galilée et Newton en physique et constater également qu’ils ont nettement influencer la philosophie.

La théorie de la relativité d’Einstein a, de toute évidence, révolutionné la conception de l’univers physique. Brunschvicg affirmera à ce propos en 1922, dans son ouvrage intitulé de L’expérience humaine et la causalité physique :

“Il ne s’agit plus d’ajouter un dernier chapitre à un traité de physique contemporaine; il s’agira de récrire les premières pages du système du monde, en révisant jusque dans ses fondations l’architecture de l’édifice newtonien”.

Einstein dira également à ce sujet en 1949 dans ses Notes autobiographiques : “Newton, excuse-moi! La voie que tu as ouverte était la seule qu’un homme doué d’une intelligence brillante et d’un esprit créateur pouvait trouver à l’époque. Les concepts que tu as élaborés guident encore aujourd’hui nos raisonnements en physique, même si nous savons qu’il nous faut désormais les remplacer par d’autres concepts qui, plus éloignés de l’expérience directe, nous permettront seuls de parvenir à une compréhension plus profonde des relations entre les choses”

Ce qui importe, pour comprendre le cheminement d’Einstein, c’est de voir l’influence de la pensée philosophique dans sa démarche scientifique. De montrer que l’homme de science était aussi investi de ses devoirs. Il avait conscience de la nécessité pour le scientifique de protéger le monde de ses découvertes. A l’image de Rabelais qui affirmait que “science sans conscience n’est que ruine de l’âme,” les différentes réflexions d’Einstein nous montrent les préoccupations d’un homme, qui avait compris les possibles dangers de ses nobles découvertes, si des hommes les détournaient de leurs objectifs techniques ou scientifiques premiers.

Nous constatons alors que derrière le scientifique de géni se cache non pas un “fou”, un insouciant mais au contraire un partisan du pacifisme et d’un contrôle éthique puissant des expériences.

“La découverte des réactions atomiques en chaîne ne constitue pas pour l’humanité un danger plus grand que l’invention des allumettes. Mais nous devons tout entreprendre pour supprimer le mauvais usage du moyen. Dans l’état actuel de la technologie, seule une organisation supra-nationale peut nous protéger, si elle dispose d’un pouvoir exécutif suffisant. Quand nous aurons reconnu cette évidence, nous trouverons alors la force d’accomplir les sacrifices nécessaires pour la sauvegarde du genre humain .”

Nul doute que l’on puisse élargir le champ de la conscience scientifique à la recherche génétique et à la compréhension du vivant. Bien souvent, en effet, la conscience semble s’éveiller après avoir ouvert des voies nouvelles et suscité de nouveaux dangers. Une réflexion éthique s’impose donc !

L.V.V

La dynamique de l’agir chez l’homme d’après Leibniz

Evoquer une dynamique de l’agir chez l’homme, c’est considérer l’importance de ce qui peut susciter en lui une tendance à l’action, mais c’est aussi s’interroger sur la nature même d’une substance afin de savoir s’il est possible de découvrir dans son mode d’être, un élément qui justifie et par conséquent explique l’origine de nos actions. C’est également investir le système leibnizien dans sa totalité afin de saisir l’ampleur de l’activité substantielle d’un point de vue universel, dans le cadre de l’harmonie, mais aussi dans sa portée vis-à-vis d’un éventuel accès au royaume de la nature et de la Grâce, véritable récompense obtenue par les âmes vertueuses.

 

Qu’est-ce qui nous pousse à agir ? Ou plus précisément, qu’est-ce qui motive et engendre en nous l’action ? Un mouvement ou une force ? Et en quoi nos actes diffèrent-ils de ceux effectués par Dieu, ou par un quelconque animal ?

Posant ainsi la hiérarchie des monades au coeur de l’étude, nous référant alors à la Monade suprême lieu de toutes les perfections, puis à l’homme, (monade bien qu’inférieure en perfection à Dieu ), située en tête de la série monadique, nous verrons que l’acte chez l’homme prend toute son ampleur par la révélation d’un fond inconscient, qui éclairé par la raison peut engendrer une réflexion sur les actes incluant alors la responsabilité de celui qui les produit. L’homme contrairement à l’animal, peut réfléchir sur les conséquences de ses actions et ainsi, elles ont une portée morale voir même vertueuse, car l’homme doit au jugement dernier en rendre raison devant Dieu.

 

Leibniz est l’auteur d’une dynamique particulière, et se détachant de Descartes contre lequel il s’insurge dénonçant les erreurs de son système, il émet une critique face à la notion d’étendue et d’inertie réaffirmant alors la spécificité de la substance. Ainsi , il s’élève de la physique à un aspect plus métaphysique exposant les caractéristiques substantielles, d’une unité englobant une multiplicité, qu’il nomme alors perceptions, récusant le vide puisque les Monades perçoivent l’univers tout entier, sans qu’elles en aient toujours conscience. Dans une philosophie revalorisatrice de l’inconscient, que le cartésianisme avait évincé au profit d’une pensée orientée par l’irrévocabilité du “cogito”, Leibniz instaure un arrière-fond, un inconscient où se trouvent les inflexions premières de nos actes, d’où jaillissent nos tendances ou appétitions qui correspondent alors en quelque sorte à nos volontés. C’est sur un fond d’inquiétude que se détache alors une nature désirante qui détermine nos choix, véritables actes de connaissance, d’idées confuses qu’un travail, qu’un effort de l’esprit, tend à rendre distinctes; nos tendances inconscientes dont on ne peut rendre directement raison, orientent nos actes sur un fond constitué de pensées sourdes qui sont comme des petits ressorts semblables à des sollicitations internes encore inaperçues mais qui sont capitales dans la réalisation de nos décisions.

 

Orientant ainsi notre recherche, nous pouvons en un premier temps définir ce qu’est la substance, à partir de principes logiques qui sont à la base de sa constitution. Ils attestent déjà d’une unité construite et enfermant une pluralité de prédicats révélateurs d’une intériorité.

Aussi, envisageons plus en détail les qualités internes spécifiques à la substance considérant alors deux axes d’analyse :

- l’un sur la perception, élément qui permet à la Monade de se représenter ce qui se passe hors d’elle, et qui peut posséder divers degrés de distinctions dont nous dévoilerons l’importance dans la suite de notre exposé.

- l’autre sur l’appétition , principe interne de changement qui justifie d’une capacité de passer d’une perception à une autre, et peut alors être considéré comme un effort de changement, ce qui mettra en valeur un principe d’action substantiel davantage pensé comme force que comme mouvement.

 

En un troisième point, nous ne pouvons que constater la richesse interne de la substance, caractérisée par une force (Kraft comme le précise Leibniz), véritable puissance d’actualisation d’un contenu virtuel variable qui “s’efforce” vers l’avenir. Nous remarquons alors un effet d’ensemble harmonique où tout concourt selon le projet divin agencé initialement.

Notre propos de définir l’élément dynamique de la substance nous incline à examiner si dans son mode d’être elle n’est pas déjà active, et à poser une première interrogation : qu’est-ce que la substance ?

L.V.V

 

De l’âme

C’est une notion qui engage de nombreux problèmes philosophiques, et qui est aussi vieille que la philosophie grecque même si à travers les temps elle a revêtit diverses significations. Et lorsque Aristote affirme dans sa métaphysique « L’objet constant de toutes les recherches, présent et passé, c’est la question « ti to on » (qu’est-ce que l’être). » il faut c’est certain, y voir la question philosophique leibnizienne qui consiste à demander « pourquoi y-a-t-il quelque chose et non pas plutôt rien ?» . Etre philosophe c’est donc s’étonner des choses, de leur présence et le commencement philosophique chez Platon et Aristote c’est l’étonnement, universel.

Cette question a visé universelle englobe aussi bien et d’une façon privilégiée le questionnement lui-même. Et à la différence entre l’arbre et le caillou, l’homme est celui qui pose la question. La question de l’être rejaillit donc sur l’homme qui questionne et devient qu’est-ce que l’homme lui-même ? Pourquoi y-a-t-il un être qui au milieu de l’Etre, l’englobant, pose la question ? « Le propre de l’interrogation philosophique est de pouvoir se retourner sur elle-même » dira Merleau-Ponty. La thématique de l’âme est impliquée à ce niveau. La faculté de questionnement philosophique n’est-elle pas due à l’âme, à l’esprit ?

Aussi nous allons nous interroger sur l’âme pour tenter d’en trouver une définition, ou du moins d’en élaborer le concept.

D’abord, nous constatons qu’elle est à l’égard du monde comme de l’humain, un principe d’animation c’est-à-dire qu’elle est cause du mouvement. Elle est le principe d’animation du corps.

Puis, elle revêt une autre signification quant à l’esprit qu’elle incarne. Nous constaterons alors, qu’elle est aussi source de la rationalité, une faculté de réflexions. Ce qui la rend énigmatique. Nous l’associons alors à l’intelligence. Nous la distinguons de l’organe, à savoir le cerveau, ce qui complexifie la possibilité de la définir.

Enfin dans une dimension plus spirituelle et théologienne nous assistons à une transcendance de l’âme comme permanence et fondement de la foi. Elle est ce qui dans son individualité nous rattache au Tout.

En fait nous réalisons que du naturel au surnaturel l’âme est un principe d’explication possible, mais qui demeure mystérieux.

L.V.V

Les origines de la philosophie

Longtemps, nous avons considéré que la naissance de la philosophie avait eu lieu en Grèce, dans l’Antiquité. Tout comme l’affirmait Hegel dans Ses leçons sur l’histoire de la philosophie : “Les Grecs ont certes plus ou moins reçu les rudiments de leur religion, de leur culture, de leur consensus social, d’Asie, de Syrie et d’Egypte; mais ils ont effacé, transformé, élaboré, bouleversé ce que cette origine avait d’étranger, ils l’ont à ce point métamorphosé, que ce qu’ils ont comme nous apprécié, reconnu et aimé, est essentiellement leur”. Mais en y réfléchissant cela semble bien réducteur.

En réalité la philosophie est plurielle et continuellement rattachée aux différentes civilisations. C’est pourquoi aujourd’hui, il nous faut admettre la naissance de différents points ou foyers philosophiques, qui ont rayonné dans l’espace, géographiquement et dans le temps - ce qui explique une histoire de la philosophie, l’existence d’un corpus. Aussi, à ceux qui prétendent que la philosophie correspond à une activité intellectuelle qui consiste à “penser par soi-même”, je réplique : “pas seulement”.

En effet, si la philosophie est la recherche de la sagesse, elle correspond à un acte de la pensée mais aussi à une pratique vertueuse, à savoir une conduite morale. Mais, lorsque nous philosophons, aujourd’hui, nous ne pouvons ignorer ce corpus d’auteurs, ce creuset de réflexions que constituent l’ensemble des idéees, dans leur chronologie, leur histoire.

Aussi, réfléchir aujourd’hui, consiste à maîtriser un ensemble de concepts posés par les anciens, tout en les re-pensant. Ainsi, la philosophie n’est pas lettre morte mais une discipline dynamique, en perpétuel progrés. Elle est capable d’un renouvellement permanent. Elle doit se concevoir d’un point de vue universel, à l’image de ses questionnements qui relèvent d’universaux.

Nous pouvons en effet souligner que l’homme s’interroge, et que c’est son étonnement face au monde qui conditionne ses interrogations. Quelque soit sa situation (jadis en Egypte, en Inde, ou en Grèce… ou encore aujourd’hui en France, ou au Mexique), l’homme est jeté dans le monde et le regarde d’où il est. Mais dès qu’il a jeté les bases de sa connaissance, il la met à l’épreuve : il doute. Il questionne ces vérités immédiates, afin de rompre avec les préjugés, les croyances. Il parvient alors à une certitude : “il pense donc il est”. Pourtant, être ne va pas de soi. Surtout lorsque nous sommes des êtres conscients, dotés d’une intelligence. Alors, l’homme éprouve un vertige face aux enjeux qui sont les siens. Il n’est pas la pierre, la plante, la tasse posée sur la table. Il est un existant libre, et il se doit d’être responsable. L’existentialisme lui ouvre la voie vers la difficulté d’envisager son humanisme, et la grandeur de la tâche à accomplir.

Ainsi, nous pouvons en déduire que même si le Logos est influencé par le milieu, l’homme passe par trois étape de la pensée : l’étonnement, le doute, l’existentialisme. Ces dernières caractérisent un point commun aux hommes, même si chacun porte un regard neuf et singulier, et à partir de sa situation, sur le monde. La pratique de la philosophie permet donc de cheminer dans une aventure intellectuelle, dont chacun est un anti-héros : initié humble qui se doit de chercher.

 

LA philo ouverte à tous 6 : Cas de conscience : Le monde, Autrui ou moi ?

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L’expérience de la conscience se construit autour d’un vécu où la conscience de soi semble évidente de même que la rencontre avec le monde, autrui.

 

Pourtant la conscience s’éprouve dans ses relations. Tout d’abord un « je » réalise qu’il cohabite avec d’autres et que cette coexistence le place à côté d’autres corps qui dégagent en une expression particulière leur état d’être qu’il traduit ensuite de façon analogique.

Puis il appréhende l’autre dans une proxémique différente, dans le face à face, un moment spécifique où les regards s’affrontent. D’une intercorporéité objectivée à une intersubjectivité, les rapports s’établissent et libèrent un espace unique de communication, notamment dans une intracorporéité.

Enfin, la véritable et trop rare rencontre s’établit lorsque s’ouvre une dimension éthique des relations. Quand « je » observe sur le visage d’autrui un autre « je », il lui accorde une valeur particulière, à protéger, à estimer.

 

Soulignons que les difficultés existent et persistent notamment lorsque l’autre domine, manipule, asservit. Alors l’homme se trouve face à un choix extrême : lui ou moi, c’est une question de survie.

 

Qu’est-ce qui caractérise les liens entre la conscience et ce qui l’entoure ? Comment définir cette rencontre avec le monde et l’autre ? Comment se préserver et assainir ces relations ? Comment agir ? Comment trouver un projet collectif au cours duquel chacun agissant pour lui-même, œuvre également pour tous sans renoncer à ce qu’il est ?

 

Tels sont les enjeux d’une réelle rencontre avec le monde, avec autrui, tel est à l’aube du XXIème siècle, « mon » cas de conscience… 

La philo ouverte à tous 5 : Pourquoi le politique ? L’avenir de la citoyenneté

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Réfléchir sur le politique et notamment sur sa justification consiste à concevoir sa fonction, sa nécessité ; la philosophie se doit d’interroger les mécanismes qui mènent aux normes fondamentales et aux vertus essentielles des systèmes politiques et juridiques.

Cet essai s’attarde sur les bases du politique et examine comment la pensée arrive à rationaliser le vivre ensemble à partir de justifications diverses donnant sens à une sociabilité devant être constamment retravaillée, en observant la forme spécifique et contemporaine de l’institutionnalisation du politique par l’État.
L’auteur envisage notamment de déconstruire la finalité apparente de cette figure étatique qui nous semble pour partie dépassée afin de proposer une nouvelle alternative philosophique axée sur la déstructuration de la subjectivité.
Cet ouvrage s’adresse à ceux qui désirent repenser la place de l’homme dans la société et qui souhaitent questionner l’histoire et la philosophie des institutions.

La philo ouverte à tous 4 : L’homme bouleversé : Les remèdes philosophiques

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L’homme du XXIe siècle semble bouleversé, désorienté. Il a l’impression que ses certitudes s’étiolent, que des vérités lui échappent. Il tente de comprendre ce monde dans lequel il est jeté, essaie de le décoder, de le déchiffrer, de le connaître mais sans succès. Sa raison se montre, malheureusement, radicalement impuissante à tout saisir. D’autant que la science n’a pas tenu toutes ses promesses, elle tâtonne ; et ce qui semblait être la manifestation de son progrès ne témoigne que de ses errements. L’homme comprend alors qu’il n’est guère avancé, que les questions d’hier persistent encore aujourd’hui. Elles posent problèmes. 

Cet essai place l’homme  face à ses plus grands bouleversements existentiels et l’incitent à réfléchir sur la nécessité de sortir du chaos afin de trouver les moyens de soulager ses maux. D’un point de vue plus intime l’individu incarne un être de passion. La sensibilité l’emporte parfois sur la maîtrise de soi, sur la raison. Ainsi l’homme est-il dans l’expansion, l’épanchement et cela le déstabilise. Ceci explique pourquoi il préfère l’aspect rassurant du contrôle de soi. Comment s’extraire de ce trouble intérieur lié au désordre affectif, échapper à l’éclatement interne de la gouvernance de soi ?Il semble essentiel d’envisager l’implosion de nos certitudes pour penser autrement et amener à une philosophie vivifiante, celle de l’éclatement et du jaillissement. Une nouvelle philosophie ne peut voir le jour que si elle s’oriente vers le changement et si elle propose un modèle de substitution inaugural. Voilà ce que l’auteur se risque à penser et à exposer comme « médications philosophiques ».

La philo ouverte à tous 3 : Le Dieu des philosophe : entre foi et raison

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« L’annonce faite par Nietzsche de la « mort de Dieu » a ébranlé tout le 20ème siècle. D’autant que, par la suite, les guerres et leurs atrocités, les tragédies des camps et des bombes détruisant Nagasaki et Hiroshima ont aggravé ce sentiment qu’il ne pouvait y avoir un Dieu qui aurait pu permettre tout cela. »  

D’un point de vue philosophique la mise à mort de Dieu vient mettre un terme à tout un pan de l’histoire de la philosophie médiévale ou classique dont Dieu était soit le référent, soit la clef de voûte. L’auteur dresse ici un panorama de l’histoire de la philosophie afin d’expliquer l’évolution du concept de Dieu depuis l’antiquité à nos jours. Le philosophe, outre les questionnements sur le monde et sur l’homme, ne se doit-il pas aussi de sonder les mystères de l’origine de l’humanité ? Cet ouvrage explique les différences entre le Dieu de la foi et celui de la philosophie. Au centre de cette réflexion Dieu sera tour à tour défini, nié, malmené… A terme, le concept de Dieu pourra-t-il résister ?

La philo ouverte à tous 2 : Voir et penser : De l’oeil à l’esprit

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« A sa naissance, l’homme ouvre innocemment ses yeux sur le monde, il passe ainsi de l’ombre à la lumière. Sa vue s’affine progressivement et à mesure que les images qu’il voit font sens, il constate parallèlement une évolution de son esprit. Comment envisager les différents rapports entre voir et penser ? »Cet ouvrage aborde l’œil dans tous ses états ? Observateur, Illusionné, Voyeur, Esthète, Artiste, Séducteur, Sportif, Stratège, Introspectif, Spirituel…Comment passer d’un « œil qui voit » a un symbole sublimé qui fait sens dans le regard, « ces vues de l’esprit » ?Réponse dans ce petit essai illustré d’exemples contemporains et surprenants (l’observation scientifique ; l’œil et l’art : peinture, cinéma, photographie, danse ; la stratégie militaire, le visuel dans le sport notamment la plongée sous-marine ou le parachutisme ; l’introspection : l’oracle de Delphes, la spiritualité).