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1900 : Ces femmes qui pensent !

De toute évidence, l’égalité des sexes semble difficile à concevoir : physiquement, intellectuellement, dans les droits, l’égalité des chances, des salaires… Peut-être aussi parce que parfois on a tout mélangé ! La lutte pour l’égalité a dévié en guerre des sexes et finalement s’est transforrmée en revendications féministes, excessives, voir absurdes, et en mauvaise fois masculines, bouclier efficace à toutes discussions possibles.

Constatons toutefois que l’orgueil masculin a souvent nié l’efficace des femmes et l’on a souvent relégué la place des femmes au rang de second rôle : dans certains corps de métiers, on a limité leur accès aux grades supérieurs; en médecine, longtemps la femme s’est vue fermé la porte des spécialités “nobles” : chirurgie, cardiologie, etc et on l’a cantonné bien trop souvent au poste d’infirmière; il en est de même en ce qui concerne les postes d’enseignant, l’université était essentiellement accessible aux hommes et le poste d’institutrice a semblé bien souvent lui convenir.

Les ouvrages d’histoire de la philosophie ne mentionnent que trés rarement les théories des femmes à l’exception de Anna Arendt ou encore Simone Weil, les autres sont les grandes oubliées. A croire qu’elles ne savent pas penser ! Ou plutôt, peut-être croit-on qu’elles sont incapable d’accéder aux grandes abstractions scientifiques - qu’elles soient philosophiques, ou mathématiques.

Ainsi, les femmes sont davantage considérées comme des “femmes de lettres”, des “écrivains” bien plus que comme des penseurs ou des philosophes. Ce qui semble conférer un manque de rigueur à leurs écrits, comme s’ils étaient marqués par une connotation émotive, par leur sensiblerie ou leur romantisme exacerbé.

Trop souvent, donc, on fait l’impasse sur ses femmes philosophes, comme si leurs écrits étaient peu convaincants ou pas assez sérieux. Comme si, avant même de les avoir lus, on avait considéré qu’elles n’allaient écrire que des pensées simplistes, non structurées. Comme si la femme était incapable d’écrire sur un autre sujet qu’elle-même, comme si son travail de réflexion se limitait aux propos féministes. C’est pourquoi il est important d’affirmer l’existence des femmes philosophes, l’ingéniosité de leurs systèmes philosophiques. Il faut leur rendre justice : cessons de minimiser leur importance et la qualité de leurs réflexions.

L.V.V

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