Billet d’humeur de L.V.V : L’affaire des retraites

L’affaire des retraites… à retardement ! 

La logique consiste à penser que la fleur de l’âge dans l’emploi concerne la tranche entre 40 et 50 ans. Avant, le quidam considère que le jeune est « trop jeune »… inexpérimenté, incapable de prendre de bonnes décisions… et si le jeune est de sexe féminin… qu’il va tout faire pour contrarier son patron, d’autant qu’il a trouvé comme idée d’enchaîner une ou deux maternités… Elle est ingénieuse la bougresse !Après 50 ans, vous êtes « vieux » : trop expérimentés vous coûtez trop cher à votre patron… les formations que vous devez suivre pour rester compétitifs,  vous éloignent momentanément de votre poste, vous rendent indisponibles et sont également onéreuses. Et comme le temps où un ouvrier entrait à l’usine, y restait toute sa vie en gravissant progressivement tous les échelons, est révolu. Qu’un individu, à moins d’être fonctionnaire, est amené à changer régulièrement d’entreprises, de postes etc… le cinquantenaire n’échappe pas à la règle et se trouve, par suite, confronté aux problèmes de la reconversion, du chômage, de la mise à la retraite anticipée…Alors quelles solutions pouvons-nous évoquer, à l’heure où le gouvernement propose d’allonger le temps de cotisation et donc de travail et qu’on n’ose même pas imaginer le statut du soixantenaire en entreprise ? Le prétexte évoqué est l’allongement de l’espérance de vie… mais rien ne permet d’affirmer que ce fait soit maintenu pour les générations futures… une alimentation moins saine, moins naturelle, la pollution, les conduites à risque, etc… Cette espérance de vie sera tôt ou tard amenée à se stabiliser, voire régresser, car l’homme n’est pas éternel ! Par ailleurs, nous avons précisé que jusqu’à 50 ans environ l’homme est en pleine maturité professionnelle… alors plutôt que d’augmenter la durée globale de travail, pourquoi ne pas envisager de revenir aux 39 heures de travail avec une semaine de congés payés supplémentaire par an. Ainsi les forces vives seraient pleinement utilisées et les efforts partagés. Les hommes travailleraient davantage, mais en compensation ils bénéficieraient d’une semaine de vacances supplémentaires. Les entreprises pourraient tirer profit de ses heures travaillées et renforcer leur économie…  

Mais je suppose que les gouvernants y ont déjà réfléchi et qu’ils ont trouvé cette possibilité moins intéressante…

L.V.V

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